SHOOT’EM UP – Retro-découverte de Metal Slug 2 sur Neo Geo (1998).

Toujours décidé à vous faire découvrir les pépites de l’héritage vidéo ludique à travers une mini- description sur les « oldies » qui ont marqué leur époque, permettez moi de vous présenter aujourd’hui un jeu « atypique », un défouloir par excellence, je veux bien sûr parler de  Metal Slug 2 sorti en 1998 sur la console Neo Geo.

Bottage de culs !! :

Vous l’aurez compris, si pour certains d’entre vous le matin c’est café et biscottes,  pour d’autres c’est des limaces de métal au petit déj. Vous n’avez jamais goûté à ça? Envoyez donc cet article à votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive d’urgence une cure intensive de Metal Slug. Si le premier opus ne vous procure plus autant d’effet, passez à la dose supérieure avant de tomber en état de manque…car dès le début, cet épisode innove par la possibilité de choisir un des 4 personnages disponibles.

Ils forment l’escouade de chic et de choc des Peregrins Falcons et ils se prénomment respectivement Marco Rossi et Tarma Rowing. Quant à  Eri Kasamoto (mais kaocisavoiture…ok, ok, je sais c’était nul mais il fallait que la sorte !!) et Fio Germi ils comptent parmi l’élite de la Sparrows Intelligence Agency. Ils devront ainsi faire face à l’ignoble général Donald Morden qui suite à sa défaite cuisante dans le précédent opus, ce dernier décide de s’allier avec les martiens et développe, tapis dans l’ombre, toute une section dédiée aux expériences surnaturelles. Nos héros vont non seulement devoir affronter les forces rebelles de Morden, mais également une flopée d’expériences de laboratoire, de momies et d’extra-terrestres en tout genre.

Une réalistation magistrale :

Les types de SNK ont repris l’excellent boulot du studio Nazca dont ils avaient chapeauté le travail 2 années auparavant. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un chef d’oeuvre dans le domaine. Que cela soit au niveau des graphismes, inspirés et extrêmement variés que dans le domaine de la bande sonore, riche, étonnante et sans fausse note, tout frise la perfection. La Neo Geo prouve, si elle en avait le besoin, qu’elle peut aussi envisager d’avoir dans sa ludothèque d’autres titres que des VS fighting. L’animation d’ensemble retient l’attention dans la mesure où tout bouge tout le temps et de manière relativement fluide, entre les machines de guerre, les boss gigantesques, les scènes d’arrière plan et la multitude de sprites en mouvement, le joueur se demande comment il est techniquement possible d’afficher autant d’éléments sur une console 16 bits… Et oui, souvenez-vous : La Neo Geo n’était « qu’une » console 16 bits…

Les boss de fin de niveau arrivent à rendre abasourdi n’importe quel gamer pourtant blasé encore aujourd’hui, pour peu que celui-ci s’intéresse aux productions en 2D. Gigantesques et souvent largement articulés, ces derniers sont une démonstration technique de ce qu’il était possible de faire sur la machine, laissant finalement entrevoir un rendu proche d’un dessin animé. Vous l’aurez bien saisi : Metal Slug 2 est le titre de tous les superlatifs sans souffrir de tare particulière.

Un jeu atypique :

Ce qui différencie bien souvent un « beau jeu » d’un « bon jeu », c’est son identité. Et si il y a bien un aspect sur lequel Metal Slug n’est pas critiquable, c’est sur un éventuel manque de charisme. Chaque élément a fait l’objet d’un soin exceptionnel, chaque ennemis dispose de sa palette de mouvements et de réactions, sans compter l’IA, plutôt correcte pour un titre de ce genre. Les développeurs de SNK auront donc tout misé sur le « fait main », renforçant l’aspect genre film d’animation. Le joueur assiste par ailleurs souvent à des scénettes, souvent hilarantes, en arrière plan d’une action effrénée.

Raaaaaaa !!! Vite une arme !! :

Fusil mitraillette, lance roquettes, canon laser, lance flamme… Vous n’aurez que l’embarras du choix afin d’atomiser la vermine puante garnissant les niveaux que vous traverserez. Les munitions de ces armes étant limitées, il faudra donc gérer vos assauts avec parcimonie et stratégie.

Parce que bon, finalement, notre brave équipe part tout de même exterminer du vilain par cars entiers.

De l’Arabie berceau incontesté du terrorisme islamique et des fous de Dieu, en passant par l’Egypte ou les rues chinoises pleine de crasseux, vous en verrez du pays et vous en dézinguerez du pourri !! Mais pour venir à bout du dictateur sosie de Saddam Hussein, vous pourrez également être épaulé du « Super Vehicle 001″, un solide tank tout terrain tirant des rafales de munitions semblables à celle de la mitrailleuse.

Ma conclusion :

Difficilement accessible via ses plateformes d’origine (borne d’arcade et Neo Geo), ce jeu aura acquis ses lettres de noblesse grâce à l’émulation, qui aura permis au plus grand nombre de s’initier aux joies du meurtre de masse. Impossible donc, pour l’amateur de shoots pédestres, d’ignorer ce titre haut en couleur, tant celui-ci est parfaitement calibré, amusant, divertissant comme peu de jeux peuvent l’être, et tout simplement terriblement bien fichu. Le soin extrême porté à l’ensemble de ce dernier inspire un respect sans limite, et même pour les joueurs habitués à des productions modernes.

Ce titre est difficile à trouver en version Neo Geo AES ou Neo Geo MVS, environ 1000€ la cartouche. Pour la Neo Geo CD le prix est déjà plus abordable, environ 80€. (parfois sur le Bon Coin ou Ebay)

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